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SommaireRythme et cycles de sommeil - La position pour coucher bébé |
A chaque âge son rythmeLe rythme de vie, propre à chaque enfant, correspond à son rythme biologique, caractérisé par l’alternance de phases de veille et de sommeil. L’adulte doit s’adapter au rythme de l’enfant afin de respecter son bien-être au travers de son sommeil et de ses activités. Respecter son rythme, c’est aussi l’aider à se développer et se construire.
Le rythme de sommeil de l’enfant varie avec l’âge.
Il a besoin de 18 à 20 heures de sommeil par jour et s’éveille environ huit fois par 24 heures pour la tétée (pas de rythme jour/nuit, sommeil en périodes de 3 à 4 heures).
Le nourrisson dort en moyenne 17 heures par 24 heures et son rythme veille-sommeil se compose de périodes de sommeil de 2 à 4 heures et d’éveil de courte durée. La périodicité jour/nuit apparaît progressivement, avec la mise en place d’une phase d’éveil quotidienne (généralement entre 17 et 22 heures).
Le sommeil nocturne est de 9 heures avec 2 ou 3 siestes de 6 heures au total. Les périodes de veille s’allongent progressivement. A partir de 6 mois, la période de sommeil nocturne s’allonge.
L’enfant dort en moyenne 16 heures dont 13 à 14 heures la nuit et 3 à la sieste.
Le nombre d’heures de sommeil se réduit quelque peu (13 heures la nuit et 2 heures de sieste) et le cycle de sommeil de l’enfant ressemble à celui de l’adulte.
L’enfant dort 12 heures par 24 heures, dont 10 de nuit et 2 à la sieste (dès 4 ans, les enfants acceptent ou réclament rarement la sieste).
Les cycles de sommeilAu cours d’une nuit, quatre ou cinq cycles de sommeil et de rêve se succèdent, la phase paradoxale la plus longue étant la dernière, juste avant le réveil.
| Cycle |
Stade I Sommeil lent très léger |
Stade II Sommeil lent léger |
Stade III Sommeil lent profond |
Stade IV Sommeil lent très profond |
Sommeil paradoxal (rêve) |
| Durée |
De 70 à 100 minutes |
10 à 15 minutes |
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| Rôle | Repos du corps, fabrication des anticorps et de l'hormone de croissance, élimination des déchets |
Evacuation des tensions psychologiques, repos nerveux, mémorisation |
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Au moment de l’endormissement, l’enfant présente des signes de fatigue (frottement des yeux, bâillements, regard immobile, tête oscillante...) et il est important de le coucher, sous peine de devoir attendre la fin du cycle, soit 1h30, pour qu’il soit à nouveau en phase d’endormissement. A cet instant, il faut veiller à la couche des conditions favorables au sommeil : dans le silence, la pénombre, avec une bonne température (18 à 20°C), un doudou ou autre objet familier, après un rituel (câlin, histoire, berceuse…) et à des heures régulières.
Une fois couché, au stade I, l’enfant entend et comprend les conversations mais ne répond pas. Au stade II, il entend des bruits mais ne les comprend plus. Au stade III, il n’entend plus rien et au stade IV, il dort profondément. Dans le sommeil paradoxal, l’enfant est agité et rêve avant d’entrer dans une phase intermédiaire (ou latence) qui le conduit à se réveiller ou à entamer un deuxième cycle.
Si vous devez absolument réveiller l’enfant (pour une question d’organisation par exemple), il est conseillé de le faire pendant la phase intermédiaire caractérisée par des mouvements du corps, des soupirs et une sensibilité aux bruits (contrairement au sommeil paradoxal au cours duquel l’enfant a encore un sommeil profond).
Réveiller un enfant en dehors de cette phase pourrait nuire aux divers rôles bénéfiques du sommeil sur le plan physique et psychique.
La position pour coucher bébéIl faut toujours coucher l’enfant sur le dos, seul dans son lit. L’enfant n’a pas besoin d’oreiller et il ne doit être recouvert ni de couverture, ni de couette. Pour que bébé est bien chaud, et sans lui faire courir de risques d’étouffement, il faut le mettre dans une gigoteuse (appelée aussi turbulette), adaptée à sa taille. Il faut aussi veiller à ne pas encombrer pas le lit avec des peluches ou des poupées avec lesquels l’enfant pourrait s'étouffer. Pas d’animal dans la chambre ou le lit de l’enfant, bien sûr.
Nounous, pensez à demander aux parents s’il n’y a pas des consignes particulières pour coucher l’enfant (ex : surélever le matelas en raison d’un reflux, …).
Le bon momentDès que les premiers signes de fatigue apparaissent, couchez le sans plus attendre, au risque de laisser passer le cycle de sommeil de devoir attendre le prochain (cf plus haut : les cycles de sommeil – lien) en respectant les conditions propices : calme, pénombre, tendresse et rituels d’endormissement.
Il ne veut pas dormirVous pouvez chanter une berceuse à bébé. Peu importe les paroles ce qui compte c’est la douceur de votre voix pour l’endormir. Vous pouvez aussi lui masser doucement le dos ou lui caresser le visage de façon répétitive : une autre façon de le bercer et de l’endormir.
Il faut éviter de le sortir de son lit, ni accourir au moindre pleur : il faut le laisser pleurer un peu ou jouer dans son lit… très souvent les larmes se calment rapidement une fois que vous avez quitté sa chambre.
Si vraiment il hurle et se tortille de douleur sans raison apparente, contactez les parents (en consultant au préalable le cahier de liaison : bébé a peut-être de petits désagréments que les parents auront veillé à noter sur le cahier…) puis le médecin si nécessaire.
Il est important de passer du temps pour préparer le coucher de l’enfant.
L’horaireIl est important de demander aux parents l’heure à laquelle les enfants ont l’habitude de se coucher. En effet, si vous ratez un cycle de sommeil, il faudra attendre le suivant (cf cycles de sommeil), et ça peut être long…
Pensez à donner un repère à l’enfant (et à vous y tenir…) : « Quand la petite aiguille dira bonjour au huit et la grande aiguille bonsoir au douze, on va au lit ! ». Ensuite, il faut vous tenir cette règle, sous peine de vous faire balader un bon moment…
En attendant que la grande aiguille atteigne le douze, préparez un climat propice pour le coucher avec un retour au calme : on oublie les parties de cache-cache et autres cavalcades dans toute la maison, le but est de ralentir son petit rythme cardiaque pour le préparer au passage du marchand de sable.
Le rituelC’est une des clés de l’endormissement.
Après le pyjama, les dents et le pipi vient le rituel de la chambre et du lit : doudou, la tétine, la veilleuse, la petite musique douce. Mais il y a parfois d’autres rituels qui peuvent paraître plus saugrenus (vérifier 3 fois dans l’armoire si la sorcière Karaba n’est pas cachée) : respectez-les aussi pour laisser l’enfant dans ses repères.
Avant de commencer la petite histoire du soir, tous les objets nécessaires à son endormissements devront avoir été rassemblés autour du lit, afin d’éviter que l’enfant ne se lève à nouveau ou que vous n’ayez de nouveau à faire des allers et retours.
La petite histoire pour s’endormirSouvent incontournable, cette petite histoire a bien des vertus pour endormir petits et grands. Pour vous donner un maximum de chances d’endormir les p’tits loups, suivez ces quelques conseils :
- créez l’ambiance en installant confortablement l’enfant dans son lit ou à proximité, avec une petite lumière tamisée, et en parlant doucement
- choisissez une histoire adaptée à l’âge des enfants en prenant une histoire suffisamment longue pour qu’elle les assoupisse
- mettez le ton pour faire vivre votre histoire et mieux captiver votre auditoire
- ne sautez pages, ni lignes, ils connaissent généralement les histoires par cœur, et cela risquerait de casser l’effet d’endormissement…
Pour en savoir plus sur l’art et la manière de raconter la petite histoire du soir ou tout simplement trouver de nouvelles histoires, reportez-vous à notre rubrique Conter (Une journée avec Gaspard/S’épanouir/Conter)
Petits et gros tracas peuvent venir perturber le sommeil de l’enfant. Voici les principaux troubles et comment réagir quand ils surviennent.
Les cauchemarsL’enfant crie, s’agite, se réveille en pleurs ou en sueur. Pour l’aider à se rendormir, aidez- le à s’évader de son cauchemar en le rassurant et en l’aidant à retrouver ses repères : son doudou, la petite lumière, sa tétine…
Si rien n’y fait et que l’enfant pleure toujours et ne veut pas rester seul dans son lit, accordez-lui davantage de temps et une coupure pus nette pour l’éloigner du cauchemar : allumez la lumière, faites lui boire un verre d’eau puis aller aux toilettes. Orientez-le ensuite sur des histoires plus douces, qu’il pourra vous raconter, voire vous dessiner pour chasser définitivement le vilain rêve. Restez ensuite à ses côtés jusqu’à ce que l’enfant se rendorme.
Les terreurs nocturnesCa ressemble à un cauchemar (cris et pleurs) mais l’enfant est toujours endormi. Ne le réveillez surtout pas ! Réinstallez-le dans son lit avec son doudou et ses repères habituels et laissez le dormir, même s’il reste agité.
Les somnambulesComme les adultes, les petits peuvent être amenés à travers quelques épisodes de somnambulisme. L’enfant se lève, traverse l’appartement en rêvant à haute voix et répond très bizarrement à vos questions. Pas de doute, cet enfant est somnambule !
Même consigne que pour les terreurs nocturnes : surtout ne le réveillez pas car il dort profondément. Raccompagnez le dans sa chambre, sans allumer la lumière ni trop parler. Recouchez-le et assurez-vous qu’il ne se mette pas en danger car certains enfants peuvent se lever à plusieurs reprises dans la nuit et par exemple monter et descendre les escaliers de manière incessante. Rien de grave mais toujours surprenant. Tendez l’oreille pour vous assurer qu’il n’arrive rien à loulou s’il se lève à nouveau et surtout informez les parents à leur retour.
Petite leçon sur l'énurésie
L’énurésie est le mot plus érudit pour désigner le fameux « pipi au lit ».
Jusqu’à 4 ans, il n’est pas considéré comme anormal qu’un enfant fasse encore « pipi au lit ». Mais certains continuent à avoir ces accidents plus ou moins fréquents jusqu’à 7, 10 voire 15 ans.
Dans 80% des cas, l’énurésie est due à un dysfonctionnement de la vessie. Elle touche essentiellement les petits garçons. L’enfant n’est donc pas vraiment « propre » et les parents mettent tout en œuvre pour éviter à leur enfant ce désagrément nocturne (réveils nocturnes à heures précises, couche spéciale, dîner sans eau, alèse…).
Dans les autres cas, les pipis au lit sont de l’ordre de l’accident, souvent provoqués par des situations exceptionnelles (comme par exemple la garde par une personne plus ou moins connue…).
Et puis, si le petit crabe n’a que 3 ans et qu’il vient juste d’être propre la nuit, sachez que les fuites peuvent encore être courantes…
Que faire quand ça arrive ?Il faut rassurer l’enfant et ne surtout pas le gronder. Ne le culpabiliser pas, et réconfortez-le. Respectez sa pudeur et soyez discrets vis-à-vis de la fratrie : c’est très humiliant pour l’enfant, surtout quand il n’est plus en âge de faire pipi au lit.
Attachez-vous ensuite à lui redonner son confort : il faut le déshabiller, le nettoyer avec un gant ou une lingette, lui remettre éventuellement une couche pour la nuit s’il en a l’habitude, le rhabiller et changer les draps (y compris l’alèse si elle est trempée).